Noël, c’est quand même vraiment d’la merde

Salut les franchouillards.

Aujourd’hui et après toutes ces fêtes bien arrosées, nous allons pouvoir tirer un bilan sur cette période de fin d’année et les moments probablement épiques que nous avons du tous passer, ou plutôt subir.

C'est toi l'alternatif

Chouette !

Alors que les vacances s’installent tranquillement, laissant enfin aux pauvres étudiants le temps libre de glander, aux chômeurs d’arrêter de faire semblant de chercher du travail, et aux travailleurs d’aller au ski ou dans une île paradisiaque, la tradition a bien sûr pensé à vous sucrer votre plaisir à base de sentiments merveilleux et magiques.

Quoi ??

Youpi !

Parce qu’un type, une fois, il y a longtemps, s’était dit que filer des trucs à des orphelins dans la rue, c’était quand même classe, maintenant, vous voilà forcés de gaver vos gosses de foie gras et de plastique électronisé tout en sauvegardant discrètement votre budget bars/restos parce que sinon, vous seriez vraiment des parents indignes.

Je vous offre un bateau !

Il en revient de même au gentil entourage la fonction d’acheter tous les jouets merdiques qui feront le plaisir des minots pendant un temps record de deux jours, avant d’aller s’entasser avec le gros tas de trucs qu’on range dans le coffre dont la fonction principale consiste à remettre à plus tard l’idée de jeter toutes ces daubes inutiles – mais uniquement une fois que papa aura fini de jouer avec parce que lui aussi, il en voulait un quand il était petit, même si il s’aperçoit bien maintenant que c’est carrément nul et qu’il en revient pas d’avoir payé ça cent balles.

Petit pâté

Oh ça c’est beau.

En effet, le rôle le plus important de Noël, c’est bien évidemment la famille.

La famille. Serait-ce osé de faire remarquer, excusez-moi les gars, mais sans déconner, comment ça peut être con et chiant une famille ? Respect à tout les orphelins qui liront ceci et qui se sentiront inévitablement insultés – désolé (enfin bon, relisez le nom du blog). Mais pour vous rassurer un peu, sachez-le, la famille c’est pas tout le temps un cadeau.

Voilà.

Une nouvelle année se passe. Par conséquent, il en revient à vous, le jeune, de subir les 132 Jugements Familiaux Standard du Bilan de Progression Vitale. Qu’as-tu branlé de tes dix doigts, Billy, pendant tout ce temps où l’Etat/Ta Famille, te payait ton appart’/ta cave ?

As-tu réussi ta vie, p’tit con ?

T’en as-tu tripoté d’la mineure ? T’as-tu construit ton p’tit abri ? T’as-tu enfin trouvé un travail sérieux ?

2 jours plus tôt

Alors qu’en fait tout le monde s’en branle vu que de toutes façons tout le monde s’est texté/twitté/téléphoné/raconté, et donc tout le monde est au courant, même la copine à l’oncle Gérard qui te regarde bizarrement, vu qu’elle a ton âge.

Heureusement, le demi-frère du père de l’oncle Gérard qu’on ne pouvait pas laisser tout seul parce que « quand même, c’est la famille » mais qu’est venu uniquement parce qu’on l’a forcé, a une petite vanne raciste de derrière les fagots qui ne sera pas sans laisser le cousin néo-converti au drapeau noir brillant indifférent. Ce dernier s’empressera de monter sur ses grands chevaux pour défendre la femme et l’orphelin mais hélas, il sera relégué au fond du gouffre parce que qu’est-ce qu’il y connaît l’autre il a que 18 ans, parole de grand-père qui n’en a vu des autres et des pas mûres, pis qu’en a pété des anarchistes pendant la dernière guerre.

Autant dire qu’on sait déconner, dans la famille.

Voilà.

Et on te force. On te dit de venir voir tout ce beau monde parce que tu dois forcément, quelque part, te dire que faire semblant d’être content et généreux aura une fois par an des conséquences bénéfiques sur ta race. Alors que tout le monde se contente d’être une sale merde pendant le reste de l’année et de faire tout ses petits plans dégueulasses en ninja dans chacun son coin perdu du monde moderne, là, ce coup-ci, faut briller, au nom de la famille, des douilles pleins les poches. Tiens, ça va faire un an que j’me suis pas engueulé avec ma cousine qui bosse sur le plateau de Vivement Dimanche. Ah bah oui, c’était à Noël dernier.

Oh et puis tiens – regarder des gamins ouvrir des cadeaux c’est vraiment merdique. Des sentiments de beauté et de joie inexprimables par le petit Julien qui coure sous le sapin de noël pour ouvrir son Call of Duty 4 dans un emballage rose fuschia du plus bel effet, vu qu’il jure parfaitement avec le vert parsemé de rouge de l’arbuste sauvagement tombé à l’abattoir. Mais Julien, tes parents ils divorcent ! C’est même pas sûr que tu puisses finir tes études tellement ils ont plus un rond et toi par égoïsme primaire   tu leur as demandé (enfin, au père Noël) des cadeaux à plus de deux chiffres dans le catalogue, et ils se sont cotisés/sacrifiés/revus pour toi, pour te faire croire encore quelques années que tout ceci a une quelconque importance, pour faire revivre un peu la flamme de leur amour déchu, pour voir une dernière fois c’est quoi, un sourire innocent, vu que d’ici quelques années, petit Julien, tout ce que tu voudras c’est piner des gonzesses et devenir indépendant, loin de tes parents.

Sans déconner, vous croyez que c’est marrant pour qui les repas de Noël avec familles recomposées ? Vous avez pas une grand mère pseudo-raciste dont le fils est maqué depuis suffisament longtemps maintenant avec une pseudo-maghrébine ? Ce qui est vraiment amusant dans ce genre de situation, c’est de voir qu’au bout de cinq ans les deux arrivent à un point d’entente – il suffit de plus se parler. Répétez à peu près le même schéma dans à peu près tout les liens familiaux, et voilà, vous avez une belle ambiance de Noël.

En plus Julien est trop petit pour y jouer à son Call of Duty, et va encore venir insulter nos mères sur les canals audio (parce qu’il a quand même internet) pendant qu’on oublie de chercher un vrai travail pour enfin pouvoir assurer à un seul repas de Noël. Briller. Raconter « Eh ouais les gars, ça marche super bien avec Sandrine, on pensait avoir un enfant dans notre loft aménagé à Sète où on organise des expositions d’art moderne » ou « t’inquiète maman, je m’occuperai super bien de toi dans mon hôpital ». « Hier ? Bah j’ai sauté depuis la stratosphère » et « on galère un peu avec les tachyons, mais ça va ». Des trucs qui claquent, là.

« Allez, j’rentre à la maison. »

Alors que ça sert à rien de se prendre la tête vu que tout ce qui intéresse la plupart des gens c’est de bien bouffer, bien picoler, raconter des conneries, pis bourrer la gueule à grand-mère pour voir si elle va faire des trucs marrants.

Bon bah du coup c’est p’tet pas la peine de se taper les sempiternels 15-800 bornes de voiture/train/avion/bateau pour aller s’engueuler avec des potes, quoi.

Autant rester chez Boulon pis boire du jaune.

Réunion de rédaction

Réunion de rédaction (©photo: Ralf)

Pis tiens, parce qu’on est pas des bêtes, Joyeuse Fête du 7 Janvier 2013 ! Vais t’en faire, moi, d’la fête …

Allez, salut.

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Une réponse à “Noël, c’est quand même vraiment d’la merde

  1. Pingback: Drame de la conversation ordinaire | T'as réussi ta vie CONNARD ?·

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