Education sexuelle : du catalogue des 3 Suisses au triple fist-fucking

Salutations.

Je vous propose ce soir une brève et incohérente réflexion de caniveau sur l’amour, le SEXE et les poils.

Et notamment sur le passage parfois chaotique de l’âge crétin à l’âge adulte un peu moins adolescent en matière de bite sexualité, cette chrysalide de la maturité qui transforme l’éphèbe naïf et idéaliste en vulgaire gros porc libidineux.

(Je conseille par précaution aux plus sensibles et distingués d’entre vous – d’ailleurs, qu’est-ce que vous branlez ici ? – de bien vouloir vous munir du petit sachet à vomi se trouvant sous votre clavier et d’échauffer vos sourcils en vue d’éviter un claquage du muscle occipito-frontal, toujours à craindre en cas de réaction soudaine d’indignation ou de regards réprobateurs répétés).

Replongeons en ces temps obscurs et reculés où le Ternet n’existait pas et où personne n’avait jamais entendu parler de Jean-François Copé. A cette époque les images de cul étaient, pour des gamins de 10-12 ans, très rares. Ce dont on disposait : les pages lingerie des catalogues de la Redoute et des 3 Suisses, les pubs de téléphone rose de la taille d’un timbre en dernière page du Télé 7 jours, et c’est à peu près tout.

3615 nado

Autant vous dire que la découverte du moindre gisement de photos un peu osées était perçue comme une véritable bénédiction, et l’heureux possesseur de la précieuse relique inspirait immédiatement respect et admiration à l’assistance.

(Je me souviens d’un noble mécène du cours élémentaire qui possédait un mini jeu de cartes avec des femmes à poil et qui en avait distribué une à chacun d’entre nous. Gloire lui soit ici rendue pour son œuvre d’éducation des masses).

Age tendre où se mêlent les idéaux de lutte contre l’oppression et pour l’eau précieuse, merveilleuse période des premiers émois amoureux et des premières confrontations à la brutale réalité des hasards de l’amour : peines de cœur, déceptions, désarroi, souffrance. Râteau on disait en jeune.

Kellynda

C’est aussi le temps des premiers jeux de séduction.

Au début, et ça semble valoir pour tous les âges, c’est mignon et plein de candeur : échanges furtifs de petits regards complices, esquisses de sourires gênés lourds de sous-entendus, délicats frôlements de mains ou de pieds, tant de poésie et de fraîcheur qu’il est difficile de ne pas être attendri par un spectacle si charmant, si courtois et si couillon.
(Bon pis après on a joyeusement du poil plein la bouche, ça va sans dire).

Aaah noble pureté ! Ô grâce de l’innocence ! Pfff naïve idéalisation !

(A tel point qu’il était inconcevable et pour tout dire haram de se branler en pensant à l’être aimé(e). C’eût été trop obscène, dégradant. Tel était le prix dignement assumé du pur et authentique amour juvénile).

(Et ça a bien duré deux semaines).

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Le jouvenceau idéaliste, enrichi en rêve et en pureté

Bref, donc on causait pureté, élan d’irrépressible euphorie et extase passionnelle. L’état de grâce quoi.

Et maintenant contemplez le désarmant décalage entre la pureté et l’intensité du sentiment amoureux qu’éprouve le jeune crétin naïf et enjoué qui ne s’est pas encore fait détroussé de ses illusions par les coups de pute de la vie, et l’image d’une vieille capote pleine de merde usagée sortie du cul d’une pouffe de samedi soir dont on connaît vaguement le prénom enroulée dans un bout de sopalin au pied du lit de ce même mec quelques années plus tard.

Ou l’atroce écart entre cet état fébrile de félicité suprême dans lequel un simple baiser peut plonger deux êtres fraîchement épris l’un de l’autre, et la langueur avec laquelle monsieur demande aujourd’hui à madame de bien vouloir enfiler, comme tous les vendredi soirs, sa combinaison de latex pour se faire pisser dans le cul à l’aide d’un entonnoir sur fond de chants grégoriens.

Ou encore comparer l’enivrant et indescriptible transport que procure un amour grandiose à l’élégance des bruits de pénétration, de glissements de fluides, de succion ou de burnes qui tapotent.

En outre, et depuis un petit bout de temps, ce n’est une révélation pour personne (admirez l’éclatage de paroi pivotante) : y’en a partout. (Du cul).

A la téloche, dans le métro, dans les yaourts et sur ton t-shirt, de la nympho plantureuse à souhait en veux-tu, en v’la, en veux-tu pas, en v’la quand même.

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Partout j’te dis !!

Le Ternet

Aujourd’hui il y tant de vidéos de fion disponibles que 100 générations d’hommes dont la vie serait entièrement consacrée à se pignoler devant ne suffiraient pas à en faire le tour. Ça laisse rêveur.

Et c’est LÀ qu’on comprend que l’être humain a atteint le top de l’évolution (ou alors trouvez-moi un seul autre animal capable de se faire filmer de son plein gré avec 3 poings dans le cul et on en reparle).

Je ne vais pas me lancer dans l’énumération des perversités disponibles sur le net, en gros tout ce qui est à peu près (in)imaginable existe. Encore que, j’ai jamais vu une shemale rousse chier une flopée de chats teints en rose sur la tête cagoulée d’un nazi en porte-jarretelles tout en s’enfonçant un copieur Toshiba e-studio 450 dans le vagin et en fouettant de l’autre main une femme-tronc dégueulant un fœtus de vache pré-digéré par un nain haltérophile numismate dans l’anus écartelé d’un poney Shetland affublé d’un casque de la Wehrmacht sous un drapeau du Bostwana place de la Concorde, mais j’imagine que ce sera devenu banal le temps de publier cet article.

Quand je constate toute cette débauche exhibitionniste et ces amas de corps qui s’entreculent gaiement, mon âme se morfond.

Et j’ai la gaule.

barreau

L’offre est si vaste que nombre de nos jeunes, plutôt que de sainement s’emmerder sous un abribus à mollarder en fumant des clopes et en fantasmant collectivement sur la bonasse du village ou les radasses du bahut, préfèrent s’isoler et découvrir la sexualité à travers un prisme tronqué, de la manière la plus crue et la plus brutale qui soit, jusqu’à régresser, le gourdin à la main et le poil collant, à l’état d’hommes des corps caverneux.

(Je pense ceci dit que cela ne risque pas de remettre en cause l’existence des viriles conversations de vestiaires, plus grasses qu’un pet foireux, sur les pseudos exploits génitaux des baratineurs hantés par leur misère sexuelle et autres gros puceaux à grandes gueules. Nous voilà rassurés).

Et ça doit en plus avoir le mérite de relancer l’industrie du sopalin.

Bon, du coup maintenant c’est un peu plus cash dans les rapports de séduction, il y a moins de distance et de timidité dans les jeux galants.

msn

Le billet doux 2.0 : un mélange subtil de pudeur et d’exaltation difficilement contenue

Mais que dire des dégâts en termes de vision de la femme et de conception de la sexualité ? Une véritable catastrophe sociale, un cataclysme culturel : ça devient trop dégueulasse et trop banal.

Pourquoi les jeunes trous du cul d’aujourd’hui auraient-ils des meufs ayant parfaitement assimilé le concept du deepthroat, de la sodomie dégradante, de l’éjac’ faciale ou de sucer la bite pour dire bonjour, alors que nous, dignement élevés à Sexy zap et autres téléfilms érotiques de merde, non ?
Je le répète, c’est parfaitement DÉGUEULASSE.

(Et en plus, j’ai peur de crever avant qu’il soit techniquement possible et financièrement abordable de coucher avec des hologrammes).

Ulla

Et j’en reviens assez habilement à la plus ou moins déroutante prise de conscience de l’effrayante omniprésence du sujet et des incessantes allusions au cul qui s’infiltrent insidieusement jusque dans les tendres images qui ont bercé notre enfance. Bref de l’envers du décor : bas, violent et plus ou moins poilu.

Numérisé à 20-02-2013 20-20 copie

Une crème ce Luke : il défend les opprimés, combat courageusement les bandits et paye même des putes aux copains

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Schtroumpf

Schtroumpf gourdin

Bon, pis une fois conditionné on a vite fait d’interpréter les moindres signes de manière équivoque.

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Système d’ouverture par toucher rectal

Numérisé à 20-02-2013 20-20 (3)

La tradition ancestrale du grand ouest américain : le bukkake  

Alors moi aussi j’ai parfois envie de laisser se reposer mon âme de toute cette bestialité et je me dis comme Dave que je m’en irai bien faire un tour du côté de Chez Swann©, revoir mon premier amour ect…C’est malheureusement comme chacun le sait absolument impossible, ce prestigieux club sodomite ayant fermé ses portes depuis bien longtemps.

Oui, tourner le dos à cette pulsion voyeuriste, cette fascination coupable et honteuse que doit également ressentir la ménagère en regardant Les enquêtes impossibles de Pierre Bellemare, cesser de donner immédiate satisfaction aux instincts les plus bas et ne plus céder à l’appel qui nous pousse à taper frénétiquement d’une main « salope + concombre + sombrero » sur Google.

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Retrouvons la saine convivialité et la franche rigolade qui font les repas de famille réussis

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https://www.facebook.com/tareussitavieconnard

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Une réponse à “Education sexuelle : du catalogue des 3 Suisses au triple fist-fucking

  1. Ouep, en tant que connasse normande, faut reconnaître que les meufs d’Yvetot c’est toutes des putes. Sauf ma maman (elle est pas d’Yvetot, d’ailleurs)

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