DRAME – Gêné au-delà du supportable par les bruits incongrus émanant de son estomac pendant l’épreuve écrite d’un concours de la fonction publique, un surveillant se défenestre du 3ème étage

Effroi et incompréhension – c’est le sentiment partagé par les candidats et les agents de l’accès 17 du Conservatoire national des arts et métiers de Paris.

Ce vendredi 17 mai aux alentours de 14h30, Simon B., âgé de 29 ans et chargé de la surveillance de l’épreuve d’admissibilité du concours externe de technicien électronicien, se rue vers la fenêtre à demi ouverte de la salle d’examen 21.1.16 et se jette dans le vide en hurlant « Adieu monde cruel mais néanmoins » puis heurte violemment le sol.

D’après les premiers éléments de l’enquête le jeune homme, père d’un enfant de 3 ans et propriétaire de deux chats, ne supportait plus les gargouillements et autres sons gênants sortant à intervalles réguliers de son ventre pendant que les candidats composaient et aurait décidé de mettre fin à cette situation plus qu’embarrassante de la manière la plus brutale.

Une collègue qui a tenu à garder l’anonymat témoigne : « On savait tous qu’il avait des problèmes de digestion et qu’il avait du mal à vivre ces manifestations incontrôlées de son système digestif – les réunions de service étaient pour lui de véritables supplices, je lui avais d’ailleurs conseillé à plusieurs reprises un régime à base de riz et de carottes ».

Des antécédents

Le pire aurait-il pu être évité ? « Le mal-être de Simon n’était pas inconnu de la direction de l’établissement » nous confirme Fabrice, délégué syndical. « Il s’était enfermé il y a quelques semaines en salle de réunion, refusant d’apporter les supports de formation aux stagiaires parce qu’il avait plu et qu’il n’arrivait pas à assumer le couinement de ses baskets à chacun de ses pas. Une intervention des gardiens de loges et des agents de sécurité avait été nécessaire pour le déloger ». Visiblement excédé, il ajoute : « De toutes façons, la direction de l’établissement reste invariablement sourde aux souffrances des agents, qu’il s’agisse de problèmes individuels comme pour le cas de Simon B. ou de revendications collectives, j’en veux pour preuve l’insultante indifférence de l’administrateur général face à nos multiples actions et pétitions contre le coût exorbitant et injustifiable du petit pain supplémentaire au self ou de l’installation d’une huitième table de ping-pong dans les sous-sols du CNAM. Je pense que Simon, au-delà du drame personnel qu’il vivait quotidiennement en silence, a voulu montrer par son geste à la direction l’état de profonde détresse morale dans lequel se trouve bon nombre de personnels ».

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Les responsabilités restent à établir

« Le stress résultant des responsabilités afférentes à sa mission de surveillance allié à une alimentation faible en fibres constituent certainement le cocktail explosif qui a fait basculer Simon B. » commente pour sa part avec regret le porte-parole de l’administration, qui se dit prêt à négocier sur l’octroi d’un deuxième morceau de pain à la cantine. « Si cette décision avait été prise plus tôt, on aurait peut-être pu éviter ce drame » constate laconiquement un agent d’entretien de l’accès 17.

L’autopsie devrait permettre de savoir rapidement si Simon B. avait mangé avant l’épreuve et si, le cas échéant, la composition de son déjeuner permet d’expliquer les manifestations bruyantes et incongrues de son estomac. Une action en justice contre les producteurs d’aliments jugés trop bruyants à digérer n’est pas à exclure selon l’avocat de la famille. Une thèse jugée « ridicule » par le gérant du restaurant administratif de l’établissement qui déclare quant à lui : « Nous pensons que M Simon B. n’avait justement pas déjeuné ce vendredi 17, ce qui expliquerait les gargouillements intempestifs dont il a été la malheureuse victime. Nous espérons que l’autopsie disculpera au plus vite le réfectoire que je tiens depuis 13 ans et qui n’a jamais attaqué personne », ajoutant en outre que « le calibrage des petits pains [avait] été revu à la hausse en janvier dernier, avec une augmentation de 8 % de mie, non répercutée sur le prix, qui reste de 50 centimes d’euros par petit pain supplémentaire » .

Une commission d’étude devrait être rapidement constituée afin de trouver une issue à cet épineux problème de petits pains.

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3 réponses à “DRAME – Gêné au-delà du supportable par les bruits incongrus émanant de son estomac pendant l’épreuve écrite d’un concours de la fonction publique, un surveillant se défenestre du 3ème étage

  1. Et quand je pense qu’en Slovaquie ou je fais mes etudes de marketing en dernière année de mastaire, la coutume est de tenir toute la journée sans bouffer un morceau de 8h du mat à 19h ! quel calvaire nom de dieu, que fais la commission européenne et le gouvernement socialeux à la solde des marques de distribution alimentaires sans glucides…
    Laxisme quand tu nous tiens!

    J'aime

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