Littérature : énorme déception après la sortie du dernier livre d’Albrecht Discount

(Avant propos : Albrecht Discount c’est Aldi). (Crétins).

Paru le 9 décembre dernier et publié chez Grasset, le très attendu numéro spécial fêtes de noël d’Aldi Actualités vient de créer un véritable séisme dans le monde de l’édition.

Le dernier ouvrage du géant du discount s’avère en effet extrêmement décevant et bien en-deçà du niveau du premier tome, le désormais célèbre « Numéro spécial Halloween » qui avait couronné de succès les premiers pas de la maison allemande dans le monde prestigieux de la littérature de supermarché et suscité l’enthousiasme des critiques littéraires les plus impitoyables.

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Malgré une préface prestigieuse sur les escargots en chocolat signée Lindt, ce nouvel essai se révèle donc désastreux et a atterré tous ceux qui voyaient avec cette suite si prometteuse le début d’une saga digne des Rougon-Macquart et qui annonçaient déjà le renouveau de la littérature de boîte aux lettres, comparant même la fraîcheur du style et l’originalité du récit à l’ouvrage de référence du genre, fierté nationale au Panthéon des écrits publicitaires immortels, le célébrissime catalogue Leroy Merlin-automne 2003 qui avait reçu la même année le prix du meilleur premier roman dans la catégorie bricolage.

Le constat d’impuissance et d’amateurisme est flagrant, il n’y a absolument rien pour rattraper cette bouse : c’est mal branlé, l’histoire n’a ni queue ni tête, les personnages ne sont pas travaillés, débarquent et repartent sans qu’on sache pourquoi ni comment, l’intrigue est super mal ficelée, le style est à chier.

«  Un ouvrage d’une nullité rarement atteinte », Le Magazine Littéraire.

Il n’y a aucune intensité dramatique, aucun rebondissement, pas de progression, on enchaîne les figures de style éculées et des passages entiers ont été pompés sans vergogne sur le dernier best seller de chez Picard. Même la mise en page est calamiteuse : le choix des images est d’une vulgarité sans nom et les tournures de phrases d’une incongruité révoltante.

La débauche d’explosions grasses du type « PROMOTION » ou « 2 ACHETÉS = 1 GRATUIT » alliée à une typographie des plus abjectes peinent à masquer la pauvreté de l’histoire et l’absence de la moindre idée. C’est bien simple, je n’ai même pas pu éplucher mes patates au-dessus de ce torchon tellement ça agresse l’œil.

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On ne pige vraiment rien au message qu’a voulu faire passer l’auteur, cet ouvrage ne constitue en fait ni plus ni moins qu’une sorte de « catalogue » de personnages creux, sans lien entre eux, sans héro principal ni parcours initiatique, sans véritable histoire d’amour, sans leçon de vie, sans le noir qui meurt à la page 24.

À tel point qu’on soupçonne l’écrivain d’avoir pondu ce torche-cul en moins 15 jours dans l’unique but de surfer sur le succès du 1er tome, ou plus clairement : que cet ouvrage ait été réalisé dans un but purement commercial. Gonflé.

En plus on n’échappe même pas aux clichés les plus ridicules du genre, comme avec ce passage pathétique où l’on nous montre le foie gras sortir ostensiblement avec le champagne sous l’œil noir de jalousie des noix de Saint-Jacques.

La traditionnelle scène de cul se résume quant à elle à un bref passage au rayon « Sous-vêtements / Bien-être » avec une scène impitoyable impliquant un bandage herniaire tout confort et des bas de contention, v’là l’érotisme.

« Ce livre constitue une insulte à tout lecteur digne de ce nom, c’est un tissu d’inepties qui confine à la débilité profonde. Ce catalogue est la honte de la profession » a vivement réagi dans un communiqué Jean-Marc Intermarché, directeur de l’enseigne éponyme et auteur d’une pléthore de brochures à succès, dont la dernière en date, la très subtile et bouleversante notice d’explication de retrait des courses en magasin sobrement baptisée « Drive », qui avait fait forte impression au salon du livre de Paris 2013.

Bref, c’est mauvais de bout en bout. Et qu’on ne vienne pas me parler d’une démarche artistique délibérément « simpliste » ou « déstructurée », d’un affreux réalisme assumé, c’est simplement DE LA GROSSE MERDE. (Même s’il faut reconnaître que pondre un truc aussi pourri sur tous les plans relève de l’exploit et doit représenter énormément de travail).

Je ne souhaite même pas vous parler de la fin du bouquin tellement c’est lamentable, on voit le truc arriver à 200 bornes, c’est vraiment la cerise pourrie sur le gâteau de merde que constitue ce recueil.

Un ouvrage que l’Histoire de la littérature se pressera à juste titre d’oublier.

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