Destructions d’happy end

Dans cette France qui a plus que jamais besoin de symboles forts et d’union il faut quand même mettre de côté certains acquis. Ainsi quand dans la plupart de nos films les protagonistes finissent bien et ont eu raison de faire les choix personnels qui les ont menés où ils sont (c’est-à-dire au lancement du générique de fin), on peut en discuter.

happy end_modifié-1LA CHÈVRE

Avec ce premier exemple, La Chèvre, vous constaterez que la vie ne finit pas avec le film.

chevre radeauBon déjà, ils sont comme deux clampins sur un radeau pourri au milieu de l’Amazonie. Alors je sais pas vous, mais moi j’y suis allé et déjà on m’a déconseillé de pisser depuis un radeau à cause des poissons vampires du Brésil. Même si il y a eu qu’un cas, ça file quand même les chocottes. (Et on suppose qu’il y aura bien un moment où un de ces deux cons aura envie de pisser).

Ensuite, et pour finir (et oui, deux arguments suffisent), voilà ce qui va arriver à ces deux ahuris sur leur bout de bois flottant :

chevre chutesGrosse cascade de la muerte qui défonce tout

LE MAGNIFIQUE

Bon, je résume : Bob Saint-Clar, agent secret d’une saga littéraire de science-fiction écrite par un certain François Merlin (Juan-Paul Bebêl ) au succès discutable, va mal dans sa dernière mission. La raison en est le mal être de son auteur.

Jusqu’ici pourquoi pas. Là où ça devient dérangeant c’est lorsque cet auteur décide tout plaquer à la fin du film en disant merde à son éditeur (le seul qui a eu les bollocks de publier ses daubes) et en jetant par la fenêtre son dernier manuscrit. Fin du film.

SAN

Nan mais regardez moi cet ahuri…

Mais c’est complètement con, voire criminel envers les gens de la vraie vie qui regardent : comme si d’un coup on pouvait tout plaquer pasque là, sur le moment, on a pas la patate et que partir pour une nouvelle vie sera aisé. Ce que je veux dire c’est que ce foutu film (lui-même au succès discutable) s’arrête sur une positivité de la décision de Bebêl.

A mon avis si on arrêtait l’histoire du film ne serait-ce que 10 jours plus tard, on aurait déjà plus un truc comme ça :

avis

Et un mois plus tard :

San clodo copie

Alors on a la même sorte de fin « j’plaque tout pour mes convictions, j’m’en sortirai » dans un autre film, malheureusement pour mon argumentation il y a une suite et le mec s’en est sorti. Enfin, et au risque de me couper l’herbe sous le pied, je vous donne un indice…

San 3Là il plaque tout pour ses convictions, et après il s’en sort

(Désolé, on a pas trouvé plus floue comme photo)

LA DERNIÈRE CROISADE

IndianaOn continue : et que je te prends pas de flotte, et que je te prends pas de vivres, juste on est content d’avoir fait chier les allemands et ça nous suffit (en même temps personne ne parle de la perte dans un fossé de cette putain de coupe du Saint Graal) mais bon, mettons : on est un groupe solidaire (genre les experts du handball), pis on s’en est sortis…

Enfin, c’est discutable…Déjà à l’aller ils en chiaient des ronds de chapeaux : pas de flotte ni de wc dignes de chiottes de festival et pas trop de bouffe non plus, alors je te raconte pas le retour.

Indiana cheval mortEt oui bande de cons, les chevaux ne se nourrissent pas de mangé spirituel (comme une bonne tranche de quête du Saint Graal). Quand tu fais 4 jours à suivre un tank à dos de chameau et que tu reviens en cheval faut pas s’étonner que les bestiaux soient déstabilisés (voire crèvent).

LA 7ème COMPAGNIE AU CLAIR DE LUNE

Bon, replaçons la scène finale (qui a deux fins…) dans son contexte. Rappelez vous : ces connards de l’ancienne 7ème (comme on les appelle) se trouvent malencontreusement au centre d’un complot judéo-maçonnique (je sais même pas ce que ça représente mais bon passons) et à la fin, les trois braves (kofkof…) tentent de passer en Angleterre par l’Armorique ou un truc dans le genre, c’est jamais précisé (au moins dans le volume 1 on avait de la localisation géographique avec cette diable de forêt de Machecoul (la tenaille tout ça tout ça), enfin bref ) et le chef Chaudard dit : « à ce rythme là on aura jamais assez de mazout pour aller en Angleterre ».

7ème floue« A ce rythme-là il va se passer ce qu’il y écrit dans la phrase juste au-dessus »

1ère fin : après avoir tourné en rond comme des cons pendant un certain temps, ils ont la chance d’apercevoir la terre ferme et, se croyant arrivés en Angleterre, ils saluent les côtes. Youpi tralala. Ces glands ont bien évidemment fait demi-tour.

7eme explosion(Et soit dit en passant, pour ceux qui ont vu le film, se trainer des minasses dans un filet et changer de cap toutes les 2 minutes ça aide pô… Mais bon ils ont eu comme on dit en langage technique la chatte du débutant).

Alors, mettons… Voici la vraie fin avec ce qu’on suppose être leur itinéraire réel :
en noir le trajet du bateau jusqu’à… les crédits de fin du film.

carte-copie

2ème fin : se rendant compte que les boches les attendent sur la côte, ils repartent comme des cons, en ayant au passage claqué du mazout inutilement comme si ils n’étaient même pas partis… Alors bon j’ai pas fait polytechnique mais malgré mes modestes capacités « a ce rythme là on aura jamais assez de mazout pour aller en Angleterre » bah heu…

7eme radeau

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